Les dieux sont tombés sur la tête est un film botswanais écrit et réalisé par le sud-africain Jamie Uys, sorti en 1980.
Synopsis
Dans une tribu isolée de Bochimans du Kalahari, sans contact avec la « civilisation », se produit un miracle : un objet extraordinaire, une bouteille de Coca-Cola, est tombée du ciel. Transparent et très dur, il peut servir de pilon, de flûte, de récipient et de bien d’autres choses encore. Un cadeau des dieux pour ce peuple sympathique où l’on partage tout. Oui mais…
Cette vulgaire consigne du célèbre soda, qu’un aviateur peu écolo a jetée par-dessus bord, est si utile que tout le monde en a besoin en même temps. La belle entente d’autrefois fait place à des querelles incessantes. Pour avoir fait un tel cadeau, pas de doute, les dieux sont tombés sur la tête.
Le conseil se réunit et décide que Xhixho (pour la prononciation du xh de la langue xhosa, voir l’article clic) ira au bout du monde pour rendre aux dieux leur cadeau empoisonné…
Fiche technique
Titre original : The Gods Must Be Crazy
Titre français : Les dieux sont tombés sur la tête
Réalisation : Jamie Uys
Scénario : Jamie Uys
Montage : Jamie Uys
Musique originale : John Boshoff
Image : Robert Lewis, Buster Reynolds
Format : couleur - 2:35 - mono
Durée : 109 min
Dates de sortie : 1980 (Afrique du Sud) - 21 août 1981 (Norvège) - 19 janvier 1983 (France)
Distribution
Marius Weyers : Andrew Steyn
Sandra Prinsloo : Kate Thompson
N!xau : Xixo
Louw Verwey : Sam Boga
Michael Thys : Mpudi
Nic De Jager : Jack Hind
Commentaires [modifier]
Le narrateur dans la version française est le réalisateur Yves Robert.
Le film a connu un succès considérable dans le monde et en France (5 950 000 entrées[1]), rendant le réalisateur et son interprète bochiman N!xau célèbres. La tentation fut grande d’exploiter le filon. Uys n’y résista pas et une seconde version sortit en 1989 qui parut nettement moins bonne. D’autres films du même réalisateur furent accusés d’appuyer les thèses de l’apartheid encore en vigueur à cette époque.
Bien que ce film fût entièrement financé par des capitaux sud-africains, il fut présenté comme un film du Botswana (où il fut en partie tourné) afin de contourner l'embargo décrété par nombre de pays à l'encontre de l'Afrique du Sud, pour cause d'apartheid.
En France, les distributeurs exploitèrent à l'époque la soudaine notoriété de Jamie Uys en projetant dans les salles deux films qui étaient en fait des montages de séquences tirées d'une émission appelée Camera X créée par Uys à la télévision sud-africaine sur le modèle de La Caméra Invisible chère à Jacques Rouland. Ces films furent nommés Dieu me savonne et Les anges se fendent la gueule .
Au début du film, on peut voir certains plans tournés dans l'usine BMW de Rosslyn. Cette usine était à l'époque la seule de la marque située hors du territoire allemand.
Afin de faciliter la commercialisation du film à l'étranger, il fut tourné en anglais. Néanmoins, le fort accent afrikaner de l'actrice Sandra Prinsloo incita les distributeurs américains à faire redoubler toutes les lignes de dialogue de cette dernière par une actrice à l'accent plus « neutre ».